Impression 3D : Le FabShop ouvre une page crowdfunding

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Cherchant à se développer dans l’édition de modèles téléchargeables pour l’impression 3D, Le FabShop fait appel aux investisseurs particuliers sur Anaxago.

Négocier des licences, finaliser des cadres contractuels, développer un catalogue d’objets virtuels et programmer une plate-forme de gestion centralisée des droits intellectuels : tels sont les objectifs entretenus par Le FabShop dans le cadre de sa réorientation stratégique vers l’édition de modèles téléchargeables pour l’impression 3D.

Pour accompagner cette spécialisation dans la chaîne de valeur en tant qu’intermédiaire entre détenteurs de droits et plates-formes de téléchargement, la start-up fondée en 2012 par Bertier Luyt (expert en fabrication digitale) en appelle au soutien des investisseurs particuliers. Elle cherche à lever 1,2 million d’euros via la plate-forme de crowdfunding Anaxago.

Le ticket d’entrée est fixé à 2000 euros, toute participation étant éligible à déduction sur impôt (revenu ou fortune). Des fonds d’investissement – à l’identité non spécifiée – viendront compléter le tour de table aux côtés de Bpifrance.

A 46 jours de la fin de la campagne, 19 investisseurs particuliers ont mis au pot pour aider à développer l’activité de la SAS immatriculée le 11 avril 2013 et dont le siège social est basé à Saint-Méloir-des-Ondes (Ille-et-Vilaine).

Sur l’exercice budgétaire 2014, Le FabShop a dépassé les 2 millions d’euros de chiffre d’affaires, essentiellement grâce à la distribution d’imprimantes 3D pour le compte de l’Américain MakerBot, lui-même filiale du groupe Stratasys.

Mais la jeune pousse monte en puissance sur la création, le design… ainsi que la formation, tout particulièrement à travers l’animation de FabClubs. Ces ateliers d’innovation numérique doivent permettre aux entreprises et aux professionnels indépendants de passer plus rapidement du concept au prototype.

Le FabShop estime que l’édition de modèles 3D reste, en rapport à la distribution d’imprimantes et à la formation, un secteur peu concurrentiel. “Peu d’acteurs se positionnent sur un métier back-office d’éditeur et d’administrateur de droits“, selon Bertier Luyt.

Le développement de l’activité du FabShop suppose l’adoption des imprimantes 3D par les particuliers comme par les entreprises. En fonction des banques, analystes et cabinets d’études, les prévisions varient du simple au triple : alors que Forbes évalue à 4 milliards de dollars le marché mondial en 2020, Credit Suisse le situe à 11 milliards.

Le FabShop veut notamment croire à une hausse du taux de pénétration dans l’industrie, favorisée par l’amélioration des matériaux et des nouveaux procédés, mais aussi la prise de position d’acteurs majeurs de l’impression “2D” comme HP.

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Crédit illustration : belekekin – Shutterstock.com


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