Interview Ludovic Ulrich – Salesforce for Startups : « Descendre dans les couches de l’innovation »

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Instigateur du programme Salesforce for Startups, Ludovic Ulrich explique la démarche de l’éditeur de solutions cloud pour capter l’attention des start-up.

Ex-Microsoftien associé au programme BizSpark (soutien aux start-up), Ludovic Ulrich a érigé le socle d’un programme similaire pour Salesforce baptisé Salesforce for Startups.

Ce dispositif vise à offrir un kit de démarrage à une équipe en mode start-up de monter un premier produit ou service sous le triptyque : « Build » (convevoir), « Growth » (croître) and « Give back » (approche de la philanthropie de Salesforce à travers sa Fondation).

Dans le cadre de la convention des clients Salesforce organisée en France fin juin, ITespresso.fr a rencontré Ludovic Ulrich, en charge du programme Salesforce for Startups.

Il explique la démarche de l’éditeur américain fournisseur de solutions dans la cloud pour la gestion de la relation clientèles qui multiplie les jonctions avec le monde des développeurs et des start-up.

(Interview réalisée le 25 juin 2015)

ITespresso.fr : Comment se déroule le déploiement du programme Salesforce for Startups ?

Ludovic Ulrich : On a lancé ce programme officiellement lors de la dernière Convention DreamForce de San Francisco (octobre 2014). Puis, le mois suivant, je suis venu sur Paris pour présenter le dispositif au NUMA puis plus récemment lors d’une session The Family.

On recense 2800 start-up dans 80 pays dans le programme. En France, on recense entre 100 et 200 start-up inscrites.

Le programme est gratuit pour les start-up. Il n’y a pas vraiment de critères formels pour y adhérer.  Les start-up doivent juste réaliser des produits ou services dans les techs. Ils peuvent déjà être inscrits dans d’autres programmes de soutien, comme c’est le cas pour Algolia (déjà inscrit au programme Microsoft BizSpark).

Un site Web dédié [uniquement en anglais, ndlr] sert de passerelle avec les start-up qui souhaitent souscrire au programme Salesforce for Startups.

Nous y expliquons notre démarche : nous cherchons des moyens de continuer à créer de l’innovation autour de nous et de descendre dans les couches jusqu’aux accélérateurs.

ITespresso.fr : Concrètement, quels services Salesforce propose aux start-up à travers cette offre de démarrage ?

Ludovic Ulrich : Sur l’aspect plateformes, nous donnons accès à tout notre environnement de développement. La plateforme Heroku est gratuite pour le développement et le test pour monter un prototype.

Puis, à travers Force.com, le modèle devient payant quand la start-up commence son business avec des clients. Un système de partage de revenus en fonction du chiffre d’affaires est instauré. C’est le modèle AppExchange de Salesforce, qui correspond au modèle App Store d’Apple.

Pour l’aspect Desk.com, une start-up peut utiliser la plateforme de support pour un service client sous le principe d’un accès gratuit pour deux utilisateurs pendant un an.

ITespresso.fr : Existe-t-il un volet financement dans le programme Salesforce for Startups ?

Ludovic Ulrich : Oui mais ce n’est pas encore vraiment formalisé. C’est trop tôt pour en parler. Mais soyons clair : ce n’est pas le sujet majeur dans mes discussions avec les fondateurs de start-up. Salesforce a d’autres choses à apporter.

Je dis toujours que les start-up n’échouent pas par manque de funding mais pas manque de clients. C’est le succès commercial qui prime.

Il faut rappeler que Salesforce est déjà très actif à travers son fonds corporate. Sur ce critère, nous sommes situés en troisième position derrière Google et Intel.  Nous disposons de 140 entreprises en portefeuille depuis 5 ans.

En septembre 2014, nous avons également formalisé un fonds baptisé Salesforce1 Fund de 100 millions de dollars dans le social, le mobile, le cloud et l’Internet des objets.


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