IPv6 : une mission ARCEP pour accélérer l’adoption en France

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Le gouvernement a saisi l’ARCEP pour fournir des pistes visant à combler le retard de la France en termes d’adoption du protocole IPv6. Un enjeu IoT.

Comment favoriser le déploiement de l’IPv6 en France ? La secrétaire d’Etat au Numérique Axelle Lemaire a saisi l’ARCEP sur cet enjeu stratégique associé à l’Internet des Objets.

Le régulateur devra dresser l’état des lieux du déploiement du protocole IPv6 dans le pays et identifier les causes du retard dans cette migration IPv4 (aux ressources quasi-épuisées)/IPv6 (ressources exponentielles).

Il fournira des recommandations pour accélérer l’adoption de l’IPv6 par les opérateurs, les entreprises et les particuliers (donc des opérateurs).

Il est d’ores et déjà prévu un observatoire pour suivre l’évolution de la migration vers « l’Internet du futur ».

En pleine révision stratégique de ses axes de développement, l’ARCEP compte travailler de concert avec l’AFNIC (l’autorité chargée du nommage du .fr) dans ce sens.

Selon Google, la France ne brille pas vraiment en matière d’adoption de l’IPv6. Seuls 5,66% des internautes français surfent en IPv6 contre un peu plus de 10% à l’échelle mondiale en moyenne.

« La France est particulièrement décalée face à ses voisins allemands (21,14% d’adoption), suisses (26,54%) ou belges (plus de 40%), voire à la Grèce (20%) », estime Silicon.fr. « Même si elle n’a pas à rougir du Royaume-Uni (2,6%) ou de l’Italie et de l’Espagne tous les deux sous la barre du 1%. »

(Crédit photo : Shutterstock.com – Droit d’auteur : Mikko Lemola)


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