Itinérance Free Mobile – Orange : l’ARCEP prépare le clap de fin

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Assimilant le contrat d’itinérance entre Free Mobile et Orange à une “drogue de substitution”, le président de l’ARCEP compte en “organiser la fin”.

«Aller vers un modèle où, en zone dense, chacun a son réseau et, en zone moins dense, les réseaux sont mutualisés». Cette position à l’égard du secteur français des télécoms, c’est notamment celle de l’Autorité de la concurrence… mais aussi celle de Sébastien Soriano.

Dans une interview accordée au Figaro, le président de l’ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) a fait part de sa volonté «d’organiser le sevrage». Sous-entendu la fin de l’accord d’itinérance entre Free Mobile et Orange.

Dans un avis sur le sujet, l’Autorité de la concurrence avait souhaité que ledit accord n’aille pas au-delà de son échéance prévue en 2018. Voire qu’il s’arrête «par plaques régionales» à partir de 2016, afin de pousser Free Mobile à respecter ses obligations de couverture réseau… et Orange à se passer d’une manne financière non négligeable.

Ce contrat de roaming signé par Iliad-Free avec l’opérateur historique pour pallier sa faible couverture réseau au lancement de ses offres mobiles avait fait grand bruit dans le secteur. SFR avait porté plainte auprès de la Commission européenne, avant d’être débouté. Et Sébastien Soriano d’affirmer sa position : «Si l’itinérance se transforme en drogue de substitution, ce n’est pas bon».

La sortie du président de l’ARCEP intervient à l’heure où le régulateur voit ses pouvoirs renforcés sur les questions de mutualisation des réseaux avec la loi Macron adoptée à l’Assemblée nationale. Sébastien Soriano attend l’examen du texte au Sénat pour amorcer les discussions avec les opérateurs concernés ; le tout «[sans] a priori sur le calendrier [, qui] sera exigeant, mais cohérent avec la faisabilité sur le terrain».

Comme le note Silicon.fr, un autre accord devrait bénéficier de la sollicitude du régulateur et de la loi Macron : celui portant sur la mutualisation des infrastructures mobiles entre Bouygues Telecom et SFR-Numericable. Pour le dirigeant, « selon certains cet accord va trop loin », sans toutefois préciser les détails de ces excès.


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