Les problèmes de sécurité entachent les résultats de Microsoft

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Au vu des derniers résultats trimestriels de Microsoft, on comprend mieux pourquoi Steve Ballmer insiste à ce point sur l’engagement de l’éditeur à sécuriser ses logiciels. Pour la première fois, en effet, les récentes défaillances de ces derniers ont eu une répercussion sur l’activité de l’éditeur.

Récemment, Steve Ballmer, un des patrons de Microsoft, déclarait que la sécurisation de l’offre logicielle de l’éditeur était un défi majeur conditionnant son devenir. Dans la foulée, il annonçait une nouvelle stratégie en la matière, deux ans après une première initiative nommée “Trustworthy computing” (voir édition du 10 octobre 2003). Depuis, intervenant notamment lors du Gartner Symposium, Steve Ballmer n’a cessé de marteler ce même discours. La publication des résultats de Microsoft pour son premier trimestre, clos le 30 septembre, est l’occasion de mesurer à quel point la résolution des problèmes liés à la sécurité de ses logiciels est effectivement une urgence pour l’éditeur. Au premier abord pourtant, ces résultats paraissent bons : Microsoft fait état d’un bénéfice net de 2,6 milliards de dollars, contre deux milliards de dollars un an plus tôt, ce qui représente une hausse de 30 %. Dans le même temps, le chiffre d’affaires a augmenté de 6 % à 8,2 milliards contre 7,75 milliards un an plus tôt, alors que l’éditeur prévoyait un chiffre d’affaires compris entre 7,9 et 8,1 milliards.

Des entreprises diffèrent la signature de contrats

Première observation : c’est le taux de croissance le plus faible de l’éditeur depuis trois ans. Et ce sont plus spécifiquement les ventes aux entreprises qui ont été décevantes. Pour expliquer cette contre-performance, Microsoft a, pour la première fois de son histoire, invoqué les récents problèmes de sécurité rencontrés par ses produits, problèmes qui ont conduit plusieurs entreprises à différer la signature de contrats à long terme, pour un montant total de 768 millions de dollars. En revanche, les ventes au grand public ont été bonnes, en partie grâce à la période de la rentrée des classes qui a alimenté une solide demande de PC. Autre bonne nouvelle : MSN, qui regroupe les activités Internet du groupe, est enfin parvenu à dégager son premier bénéfice d’exploitation grâce à une envolée de 50 % des ventes d’espaces publicitaires. Connu pour son attitude prudente à l’égard des prévisions, Microsoft a pourtant revu légèrement à la hausse ses estimations pour les mois à venir. L’éditeur, qui mise notamment sur la sortie de sa nouvelle version d’Office, table sur un chiffre d’affaires de 9,7 à 9,8 milliards de dollars. En dépit de ce relèvement, Microsoft apparaît moins optimiste qu’Intel et Dell, ce qui déçoit les marchés.


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