Réseaux mobiles : l’UFC-Que Choisir abat une carte participative

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Grâce aux 2,5 millions de mesures effectuées par les mobinautes via l’application ‘Info Réseau’ lancée par ses soins en novembre, l’UFC-Que Choisir a publié une carte interactive reflétant la ‘couverture réelle’ de l’Internet mobile en France.

Désapprouvée par les opérateurs après avoir pointé du doigt une détérioration globale de la qualité des réseaux 3G en France, l’UFC-Que Choisir lançait, le 19 novembre dernier, son Observatoire de la couverture de l’Internet mobile.

L’association de défense des consommateurs invitait les mobinautes à apporter leur contribution via une application Android développée pour l’occasion. Il en résulte aujourd’hui une carte participative censée refléter la ‘couverture réelle’ du (très) haut débit mobile en Métropole. Alimentée en continu avec les informations recueillies auprès des quelque 15 000 utilisateurs de l’application, la base de données regroupe actuellement plus de 2,5 millions de mesures effectuées dans 16 000 villes.

Une option GPS a été récemment ajoutée pour améliorer la précision des relevés, en 2D/EDGE, 3G, 3G+ et 4G. Pour, l’heure, l’UFC-Que Choisir se limite à cinq niveaux de couverture (‘très bonne’, ‘bonne’, ‘moyenne’, ‘faible’, ‘très faible’). A l’échelle des départements, des communes ou des arrondissements pour les grandes villes, l’intensité moyenne du réseau est systématiquement précisée pour chaque opérateur. Voué à s’enrichir sur le long terme, cette carte “confrontera les annonces des opérateurs sur les débits proposés dans leurs offres 3G et 4G à ceux constatés sur le terrain“.

Cette initiative fait suite au dépôt, début novembre, d’une plainte contre Orange et SFR pour ‘pratiques commerciales trompeuses’ sur les performances de leur réseau mobile très haut débit à Paris. Concernant les ‘manquements’ relevés sur le volet 3G, l’UFC-Que Choisir s’était inquiétée d’une “dégradation volontaire […] annonciatrice d’une transhumance forcée des consommateurs vers la 4G“. L’association avait saisi l’ARCEP pour solliciter la création d’exigences sur “une qualité de service minimale”.

Évoquant “des accusations sans fondement”, Orange remet aujourd’hui en cause la pertinence de l’étude – notamment son étendue géographique, limitée à 5 villes – et évalue la possibilité de porter l’affaire en justice. Qualifié de ‘lanterne rouge des opérateurs’ par l’UFC-Que Choisir, Free Mobile envisage lui aussi d’engager des poursuites, indigné par cette analyste “partielle et partiale”.

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Crédit photo : Pavel Ignatov – Shutterstock.com


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