Résultats Criteo : défrichage publicitaire prometteur en Asie

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Le marché asiatique prend de l’importance dans l’activité de Criteo, qui a accéléré, sur le 2e trimestre, les recrutements d’employés… et de clients.

Alimentée par les données CRM anonymisées que fournissent près de 8 000 annonceurs, la plate-forme Universal Match monte en puissance chez Criteo.

Destinée à personnaliser le parcours d’achat en identifiant les comportements des utilisateurs sur les différents canaux, elle a représenté, au 2e trimestre 2016, près de la moitié du chiffre d’affaires du fournisseur de solutions publicitaires basé entre la France et les États-Unis – déduction faite des TAC, c’est-à-dire les commissions reversées aux partenaires au titre de l’acquisition de trafic.

La dynamique est comparable sur le mobile pour la société qui emploie 2 080 personnes au 30 juin 2016 (soit 37 % de plus qu’il y a un an).

Les principaux indicateurs sont au vert. En premier lieu, les ventes, qui augmentent de 36 % d’une année sur l’autre, à 407,201 millions de dollars.

Une fois soustraits les TAC, qui représentent 59,2 % de ce montant, le chiffre d’affaires s’établit à environ 166 millions de dollars.

Il est toujours réalisé pour l’essentiel dans la région EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique), à 67,079 millions de dollars. Une croissance annuelle de 25 % qui n’est toutefois pas aussi forte qu’en zone Amériques (+ 36 %, à 59,962 millions de dollars)… et qu’en Asie-Pacifique (+ 61 %, à 39,191 millions de dollars).

Sur cette zone géographique, le Japon est particulièrement porteur, ainsi que l’Inde, où Criteo vient d’établir une filiale comme point d’ancrage pour viser les marchés « mobile-first » du sud du continent.

Déduction faite de 20,279 millions de dollars associés aux coûts d’hébergement et de gestion des données (+ 42 % sur un an), la marge brute s’établit à 145,953 millions de dollars, soit 36 % du chiffre d’affaires.

Mobile et mid-market

Les dépenses d’exploitation progressent en parallèle. Essentiellement en R&D (+ 52 %, à 30,235 millions de dollars), où l’effectif a crû de 46 % en un an, atteignant 470 personnes. La hausse des investissements sur la partie « commerciale et opérationnelle » (1 250 employés) est moins importante : + 16 %, à 69,225 millions de dollars.

En tenant compte d’un taux d’imposition moyen de 25 %, le résultat net s’affiche à 13,339 millions de dollars (+ 240 %), soit 19 cents par action. L’excédent brut d’exploitation, qui donne une bonne idée de la rentabilité opérationnelle de la société en ne tenant pas compte des intérêts, impôts, dotations aux amortissements et provisions sur immobilisations, avoisine les 40 millions de dollars, à 9,6 % du CA (+ 1,7 point).

Sur les 912 comptes ajoutés au cours du trimestre fiscal aligné sur l’année calendaire (voir la synthèse des résultats), plus des trois quarts sont issus du mid-market ; un segment sur lequel Criteo mise gros, estimant n’en avoir conquis que 15 %.

Au 30 juin 2016, la base clients compte 11 874 références, contre 8 564 un an plus tôt. Il faut y ajouter un réseau d’environ 17 000 éditeurs (1 200 supplémentaires sur le trimestre).

Sur le volet mobile, Criteo souligne que les taux de conversion sont « jusqu’à trois fois plus élevés » dans les applications que sur le Web. Et qu’au global, 40 % des transactions e-commerce réalisées par ses clients sont… du m-commerce.

Le trimestre aura été marqué, outre l’extension du partenariat avec Taboola pour pouvoir acheter plusieurs emplacements publicitaires à la fois, par l’ouverture d’une procédure judiciaire en Californie, contre l’américain SteelHouse. Les deux sociétés s’accusent mutuellement de fraude au clic.


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