Résultats Sage : la stabilité malgré la France

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En dépit de performances commerciales inférieures aux attentes sur le marché français, Sage estime avoir rempli ses objectifs au cours de son exercice fiscal 2014.

Sage a publié le bilan financier (document PDF, 35 pages) de son année fiscale 2014, achevée le 30 septembre dernier.

L’éditeur britannique spécialiste des logiciels ERP estime avoir rempli ses principaux objectifs. Ses résultats sont toutefois inférieurs aux attentes sur plusieurs marchés, dont la France, où le succès de l’offre de comptabilité Sage Ciel Flex – tout particulièrement dans le secteur de la distribution – n’a pas compensé une demande moins importante qu’escompté sur le segment mid-market. Illustration avec la solution Sage ERP X3, qui génère des facturations en hausse de 7 %, contre plus de 20 % dans le monde.

L’activité en France ralentit également sur la vente “classique” de licences logicielles et de services associés (SSRS). A contrario, le modèle de souscription, basé sur un contrat d’exploitation avec abonnement au mois ou à l’année pour des logiciels déployables dans le cloud ou sur site, connaît une progression notable. A l’échelle de la planète, il représente environ 70 % des revenus de Sage, avec un chiffre d’affaires en croissance de 28 % d’une année sur l’autre et 450 000 contrats recensés.

Ces souscriptions entrent, aux côtés des services de maintenance et des solutions de paiement/encaissement, dans la catégorie des revenus “récurrents”. Lesquels augmentent de 7 % en un an pour atteindre 951 millions de livres, en dépit d’une pression concurrentielle qui a compromis le développement des solutions de paiement/encaissement en Amérique du Nord. Autre indicateur au vert : le taux de renouvellements des contrats à échéance (+ 83 % entre 2013 et 2014).

Le reste du CA est constitué par les SSRS, qui perdent en influence dans l’offre Sage (- 0,5 % de CA dans le monde ; – 4 % en Europe). Si bien qu’au global, les ventes connaissent une hausse organique de 4,9 % (en normes non-GAAP), mais le bénéfice net recule de 261,4 millions de livres en 2013 à 249,2 millions en 2014.

Outre les changements stratégiques induits par les évolutions législatives sur certains marchés en tête desquels le Royaume-Uni, Sage a relevé ses dépenses en R&D : + 25 % d’une année sur l’autre, à 131 millions de livres, soit 10 % du CA. Au 30 septembre 2014, sa trésorerie s’élève à 143,7 millions de livres.

Sage fait les comptes

Stephen Kelly, qui a pris la suite du Français Guy Berruyer le 5 novembre au poste de CEO, insiste sur la nécessité de motiver la transition vers le modèle de l’abonnement, “sans toutefois l’imposer”. Il s’agira de convaincre le client en modernisant régulièrement le portail de services et en misant, en France, sur l’offre Sage 100 i7 (comptabilité pour les PME avec une dimension Business Intelligence).

Autre relais de croissance potentiel : la plate-forme Sage One, désormais disponible dans 10 pays et donc le nombre de souscriptions a augmenté de 150 % en un an, à 86 000 contrats, dont 47 000 au Royaume-Uni. Les solutions hybrides, mêlant hébergement en cloud public et privé, ne réunissent encore que 1500 souscriptions, mais montent en puissance, notamment à travers Sage ERP X3 v7.

L’exercice fiscal 2014 a été marqué par deux acquisitions dans le domaine de la paie, portant sur l’Américain PayChoice (pour 157,8 millions de dollars en numéraire) et sur l’Allemand Exact Software Deutschland GmbH (pour 13 millions de livres en cash). Sage a aussi déboursé 50 millions de livres pour monter à 100 % du capital du Brésilien Folhamatic.

Malgré une baisse du résultat net, le bénéfice par action augmente légèrement, à 22,69 pennys par titre (+ 8,2 %). C’est la conséquence d’une consolidation du capital lancée en juin 2013 et marquée par un programme de rachat d’actions. Un dividende de 12,12 pennys devrait être versé aux actionnaires, contre 11,32 pennys l’année dernière.

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