Salesforce1 : une thérapie antifragmentation sur iOS et Android

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Le support de l’appli mobile Salesforce1 ne sera bientôt plus assuré que sur quelques terminaux : des Nexus, des Galaxy, ainsi que certains iPhone et iPad.

Les utilisateurs de Salesforce1 vont devoir s’y faire : la prochaine mise à jour de l’application mobile, attendue pour le mois d’octobre, s’accompagnera d’une nette réduction du nombre de terminaux officiellement pris en charge.

Salesforce a décidé de restreindre support technique, améliorations et corrections de bugs à quelques terminaux Nexus et Galaxy côté Android et aux dernières générations de l’iPhone côté iOS.

L’éditeur a ajouté, pour l’occasion, un article dans sa base de connaissances. Il y recommande vivement, et à plusieurs reprises, de basculer vers l’un des appareils qui resteront pris en charge.

Outre les Nexus 5X et 6P, vendus en marque blanche par Google, on trouve une brochette de smartphones Samsung (Galaxy S5, S6, S7, Note 4), ainsi que deux tablettes du même constructeur (Galaxy Note 10.1 et Galaxy Tab A 9.7).

Pour ce qui est de l’écosystème iOS, c’en sera fini de la prise en charge de Salesforce1 sur iPhone 5 et 5c, tout comme sur iPad mini 2, iPad mini 3 et iPad 4. Ces modèles pourront néanmoins accéder à la mise à jour majeure qui suivra celle d’octobre, à condition de tourner a minima sous la version 9.2 du système d’exploitation.

Les smartphones et tablettes Android pourront eux aussi accéder à cette prochaine mouture… sans garanties quant à la compatibilité et à la stabilité de l’application.

Sur (tous) vos écrans

Si elle existe dans l’univers iOS, la fragmentation est beaucoup plus marquée dans le monde Android. Elle est d’abord d’ordre logiciel : au dernier pointage de Google, seuls 13,3 % des machines exécutant l’OS mobile exploitent la dernière version (6.0 « Marshmallow »). On trouve encore trace de moutures lancées il y a plusieurs années, à l’image des trois « Jelly Bean » (6,4 % pour la 4.1 ; 8,8 % pour la 4.2 ; 2,6 % pour la 4.3).

Sur le volet hardware, on constate une grande variété des résolutions d’écran : 41,7 % de hdpi (autour de 240 pixels par pouce) ; 27,5 % de xhdpi (320 ppp) ; 15,1 % de xxhdpi (480 ppp) ; 11,4 % de mdpi (160 ppp) et 2,1 % de ldpi (120 ppp).

C’est sans compter l’éclatement des versions d’OpenGL : en 2.0 sur 47,5 % des terminaux, en 3.0 sur 41,9 % et en 3.1 sur 10,6 %.

Google lui-même reconnaît que la fragmentation d’Android est un souci persistant. Le groupe Internet a d’ailleurs intégré, dans ses outils pour les développeurs, les technologies de test de sites et d’applications mobiles de la start-up américaine Appurify, acquise en 2014.

Crédit photo : Bacho – Shutterstock.com


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