Des véhicules autonomes Uber à San Francisco : une ville symbolique

Mobilité

Uber lance une petite flotte de véhicules autonomes à San Francisco, berceau de la start-up.

L’exploitation par Uber de voitures autonomes se rapproche de la Silicon Valley.

Les utilisateurs de l’app de transport de personnes peuvent désormais avoir le privilège d’effectuer une course à San Francisco à bord d’un véhicule sans chauffeur.

Une première mise en service de ce type de transport 100% automatique avait été enclenché dans la ville de Pittsburgh (Pennsylvanie) en septembre avec quatre véhicules de marque Ford Fusion.

A cet effet, des tests avaient été réalisés aux préalable en partenariat avec l’université de Carnegie-Mellon et en coordination avec son propre laboratoire de recherche (Advanced Technology Center) ouvert début 2015.

Pour le démarrage à San Francisco, Uber a sélectionné un autre constructeur au nom d’un accord noué en août : les véhicules autonomes qui circulent ont été développés sur la base de SUV Volvo XC90. Une flotte de cinq véhicules sera disponible au démarrage.

En plus du Lidar (radar), ils sont équipés de nombreux autres capteurs qui permettent aux véhicules d’apprénender l’envionnement en 3D en temps réel afin de réaliser les manoeuvres adaptées (freinage, accélération, changement de fil…).

Concrètement, un client qui fera la requête d’un aller-retour via le service UberX pourra se voir proposer de faire le trajet à bord d’un tel véhicule. Il recevra une notification l’en informant.

Libre à lui d’accepter ou bien de décliner ce qui reste une proposition, le client pouvant en effet, à sa discrétion, préférer être mis en contact avec un chauffeur. Dans les deux cas, le prix de la course sera identique.

San Francisco est une ville emblématique pour Uber car la start-up de Travis Kalanick a été créée dans cette ville en 2009. Dans un billet de blog, elle explique que San Francisco offre des challenge de taille pour les véhicules autonomes.

« Avec ses routes difficiles et sa météo souvent variée, Pittsburgh a fourni un large éventail d’expériences. San Francisco livre ses propres nuances, avec notamment plus de vélos sur la route, une densité de trafic élevée et des ruelles étroites. »

On pense notamment à la célèbre et tortueuse Lombard Street située au coeur de la cité.

Néanmoins, selon le Wall Street Journal, Uber ne disposerait pas du permis d’exploitation adéquat à la conduite autonome délivrée par Department of Motor Vehicles de l’Etat de Californie.

Si les clients de San Francisco pourront donc effectuer des trajets à bord de Volvo autonomes, il y aura bien un technicien derrière le volant.

L’objectif est de parer à toute éventualité en cas de problème. Il s’agit également d’une présence destinée à collecter les données durant le trajet, en vue de les analyser ultérieurement.

Mais, c’est aussi à dessein qu’Uber place un « conducteur » dans chaque véhicule autonome. Cela lui permet d’éviter de faire la demande d’un permis spécial nécessaire pour l’exploitation de véhicules autonomes.

La société dirigée par Travis Kallanick l’explique clairement dans sa contribution blog en date du 14 décembre : « Les règles [le besoin d’un permis] s’appliquent aux voitures qui peuvent évoluer sans que quelqu’un ne les contrôle ou ne les surveille. Pour nous, il est encore tôt et nos voitures ne sont pas encore prêtes à être conduites sans  surveillance humaine. »

Un tour de passe-passe qui permet à Uber de brûler les étapes, diront certains. Le geste est également symbolique vis-à-vis des « chauffeurs partenaires » qui réclament un meilleur traitement.

Travis Kalanick se veut rassurant : les voitures autonomes ne vont pas prêts de remplacer les chauffeurs. Il assure même que la conduite autonome ne vas pas détruire des emplois.

Au contraire, cette (r)évolution va créer des nouveaux postes, assure-t-il dans une interview accordée à Business Insider en août.

Pour le co-fondateur d’Uber, il est avant tout question d’améliorer la sécurité des usagers de la route. Officiellement, la société ne recense pas d’accident avec des blessés depuis le début des tests et pilotes associés à la conduite autonome. 

Sa vulgarisation a vocation à décongestionner le trafic automobile et en libérant 20 % d’espaces urbains attribués actuellement aux voitures en stationnement.

Vidéo promotionnelle d’Uber pour ses véhicules autonomes :

(Crédit photo : @Uber)


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