Voitures autonomes : Uber prêt à travailler avec Waymo (Google)

Mobilité
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Ambitionnant de devenir une plate-forme fédératrice de l’offre de transports, Uber cherche à intégrer les voitures autonomes de Google.

Un investissement de plus dans la mobilité pour le Vision Fund.

Le méga-fonds de près de 100 milliards $ monté par le conglomérat japonais SoftBank a annoncé son intention de mettre ses billes dans l’activité “conduite autonome” de General Motors, constitué après le rachat de la start-up Cruise Automation en 2016 pour une somme estimée à environ un milliard de dollars.

Le Vision Fund compte y injecter 2,25 milliards de dollars, en deux temps : une première tranche de 900 millions et le reste lors du passage en phase commerciale, visé pour 2019. À l’issue de cette opération, il possédera 19,6 % de Cruise Holdings, sur la base d’une valorisation à 11,5 milliards.

General Motors investira lui-même 1,1 milliard de dollars dans le projet, fondé sur des Chevrolet Bolt actuellement testées à Detroit, Phoenix et San Francisco.

Uber : un itinéraire multimodal

Cruise se dit ouvert aux partenariats, dans l’optique de développer une plate-forme de transport à la demande.

La stratégie est la même pour Uber. Et elle implique, selon son patron Dara Khosrowshahi, des discussions avec Waymo.

La branche qu’Alphabet (maison mère de Google) dédie à la conduite autonome a été sollicitée en vue d’intégrer le réseau Uber, dont elle pourrait « posséder » une partie.

En toile de fond, l’ambition de proposer une plate-forme multimodale que Dara Khosrowshahi qualifie d’« Amazon des transports ». Le vélopartage en fera partie, à la faveur du récent rachat de la start-up Jump, qui évolue dans ce secteur.

Uber se montre moins affirmatif quant à ses propres expérimentations dans la conduite autonome. Suspendues après un accident qui a causé la mort d’un piéton, elles pourraient reprendre cet été.

L’introduction en Bourse est une perspective à plus long terme. L’échéance du deuxième semestre 2019 a été définie. Pour préparer le terrain, Uber distille régulièrement des indicateurs financiers. Au 1er trimestre 2018, l’activité n’a pas été rentable, mais les pertes se sont réduites de moitié, sur un chiffre d’affaires en croissance de 67 %.


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