Après la tenue des élections régionales qui se dérouleront en mars 2010 et en fonction des résultats obtenus par les ministres engagés dans la bataille (et plus globalement de l’UMP), des changements devraient survenir au sein de l’équipe gouvernementale.
On évoque de manière récurrente l’arrivée du bouillonnant Frédéric Lefebvre, ex-député des Hauts-de-Seine et porte-parole UMP, que l’on voit souvent à la tête d’un secrétariat d’État à la Communication voire du Numérique.
Mais une autre rumeur plus chaude circule depuis quelques semaines : le secrétariat d’État chargé de la Prospective et du Développement de l’économie numérique serait amené à disparaître avec le départ de Nathalie Kosciusko-Morizet (surnommée NKM) vers d’autres horizons.
« Ce n’est pas tellement une volonté politique d’y mettre fin, mais plutôt le souhait de NKM de rebondir ailleurs », a déclaré à ITespresso.fr une source proche de la secrétaire d’État concernée qui a requis l’anonymat.
« Matériellement, ce secrétariat n’a jamais vraiment pu s’imposer : non saisi des sujets sensibles (Hadopi et la lutte anti-piratage entre les mains du ministère de la Culture, les télécoms à Bercy), il n’a jamais pu disposer véritablement de services dédiés puisque la secrétaire d’État s’appuie principalement sur le Conseil d’analyse stratégique (CAS) », précise notre source d’information.
Joint par téléphone lundi 28 décembre en milieu de matinée, le service de presse de NKM au secrétariat d’État chargé de la Prospective et du Développement de l’économie numérique se limite à une réponse laconique : « nous ne faisons aucun commentaire, nous ne sommes pas au courant. »
Maire de Longjumeau (Essonne) depuis mars 2008, NKM a aussi occupé des fonctions gouvernementales comme secrétaire d’État chargée de l’Écologie auprès de Jean-Louis Borloo (ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer ).
En janvier 2009, elle a succédé à Éric Besson au poste de secrétaire d’État chargé de la Prospective et du Développement de l’économie numérique.
Son prochain challenge est lié aux élections régionales : Nathalie Kosciusko-Morizet est aussi engagée dans la bataille des régionales à côté de Valérie Pécresse, tête de liste UMP en Ile-de-France et actuelle ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
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La disparition du Secrétariat serait calamiteux pour le secteur des TIC. Si cela est avéré, il serait bien que celui-ci soit intégré à la réflexion sur Hadopi ou le grand Emprunt.
D’autre part, quid du portail des Métiers de l’internet et des différents projets menés jusqu’ici ? Seront ils enterrés ?
J’entendais Ministère de la Culture
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Une non-implication de fait pour des questions-clé et des désaccords de NKM qui se lisent en filigrane sur ces même questions. Rien de bien étonnant (hélas). La disparition de ce Secrétariat d’État serait à contre-sens l’évolution de la société.
A contre-sens aussi la plupart des sujets abordés lors des campagnes électorales. L’électorat français serait-il en retard sur son époque ?
Une toute petite précision, Richard CAZENAVE n’est plus député depuis 2008… Dommage pour le numérique, il était effectivement de ceux qui cavaient la fibre.
Ce secrétariat d’état n’était de toute façon qu’une coûteuse opération de communication du gvt pour s’attirer les grâces des opérateurs du Net. N’oublions pas qu’Internet est le dernier espace de liberté d’expression et de critique contre ce gouvernement, la presse et les médias classiques étant aux mains du pouvoir. Lefevbre, Morano, Guaino, Hortefeux, Besson, et tant d’autres ministres ou porte-paroles ont dénoncé le fait qu’on puisse les prendre en défaut sur Internet, qu’on puisse les critiquer sans filtre des médias.
Je suis prêt à parier que le secrétariat d’état à l’économie numérique va se transformer en ministère de contrôle du web et du numérique, comme on le voit en Chine, en Australie, en Suisse et dans beaucoup de pays qui ne supportent plus la liberté d’expression. Bref, la démocratie numérique est en danger.
à propos des « élus du Parlement français au top du numérique », il ne faudrait pas oublier que monsieur Türk, président de la Cnil, s’est illustré en votant *pour* Hadopi alors que sa commission la dénonce (belle cohérence). Quant à Jean Dionis du Séjour, s’il participe activement, on se demande parfois à la lecture de ses interventions s’il comprend vraiment tout.
Je partage avec Jean l’inquiétude qu’une fois NKM partie, le secrétariat au numérique se transforme en cabinet de censure et de contrôle du web, d’une part parce que le numérique est partout (ferait-on encore un ministère de l’energie, ou de l’electricité?)et qu’on a du mal à le caser quelque part,d’autre part parce que bien mené comme il l’est, ce poste peut devenir stratégique dans la communication.
Il est inévitable, vu sa classe, que NKM dirige un jour ou l’autre un ministère plus important.
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