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Rapport sur la valeur de l’innovation pour les traitements VIH/SIDA dans les pays à revenu faible ou moyen

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Des mesures importantes ont été prises au cours des 15 dernières années pour maîtriser l’épidémie de VIH/SIDA à travers la prévention de la transmission et l’accès aux traitements. Les facteurs de réussite des politiques gouvernementales comprennent les plans nationaux, mis en œuvre par l’intermédiaire des infrastructures de soins de santé. Mais les femmes et les

  • Des mesures importantes ont été prises au cours des 15 dernières
    années pour maîtriser l’épidémie de VIH/SIDA à travers la prévention
    de la transmission et l’accès aux traitements. Les facteurs de
    réussite des politiques gouvernementales comprennent les plans
    nationaux, mis en œuvre par l’intermédiaire des infrastructures de
    soins de santé. Mais les femmes et les enfants continuent de faire
    face à des défis importants en ce qui concerne l’accès au traitement.
  • L’industrie des médicaments génériques et l’industrie
    biopharmaceutique ont contribué à l’abordabilité des médicaments
    antirétroviraux (ARV), soutenue par une tendance croissante à
    l’utilisation de licences volontaires. Le maintien des innovations
    sera déterminant pour atteindre les objectifs des Nations Unies (ONU).
  • La collecte de données sur l’impact économique et clinique sera
    fondamentale pour fournir une justification continue dans la lutte
    contre le VIH/SIDA.

GENÈVE–(BUSINESS WIRE)–Un rapport
publié par Charles
River Associates
(CRA) fournit une analyse des facteurs qui ont une
incidence sur l’accès aux traitements du VIH/SIDA et le rôle de
l’innovation biopharmaceutique dans les pays à revenu faible ou
intermédiaire (PFR et PRI) au cours des 15 dernières années. Dans le
rapport, CRA examine les implications du soutien à l’atteinte des
objectifs de l’ONU pour mettre fin à l’épidémie de sida en 2030. Le
rapport se concentre sur six pays qui ont fait des progrès dans l’accès
aux traitements antirétroviraux — le Botswana, le Brésil, la Chine,
l’Inde, le Rwanda et l’Afrique du Sud — et identifie un certain nombre
de facteurs de réussite. Il s’agit notamment de consacrer les ressources
et de soutenir des programmes de sensibilisation à la maladie à
l’échelle nationale, ainsi que d’avoir des infrastructures de soins de
santé appropriées pour assurer le diagnostic, les tests, l’accès aux
médicaments et le maintien du suivi du traitement par les patients. En
examinant un vaste corpus de la littérature et des documents officiels,
le rapport n’a pas pu déterminer que les droits de propriété
intellectuelle ont un impact sur l’accès au traitement du VIH, et a
identifié une tendance croissante à l’utilisation de licences
volontaires.

Bien que d’importantes mesures aient été prises depuis que le VIH/SIDA a
été reconnu comme une crise mondiale de la santé, il y a relativement
peu d’éléments de preuve sur la valeur de l’innovation dans les marchés
émergents. Ce rapport, commandé par la Fédération internationale de
l’industrie du médicament (FIIM), est destiné à compléter l’ensemble des
connaissances sur l’innovation et l’accès alors que les gouvernements,
la communauté mondiale de la santé et le secteur privé engagent leurs
efforts pour atteindre l’objectif de l’ONU de garantir l’accès aux
antirétroviraux à au moins 90 % de toutes les personnes vivant avec le
VIH d’ici 2020 et mettre fin à l’épidémie de SIDA d’ici 2030.

Le rapport met en lumière le rôle qu’ont joué et continuent de jouer les
fabricants de médicaments génériques et l’industrie biopharmaceutique
face à l’épidémie en apportant de la valeur aux patients dans les PFR et
PRI. L’accès aux ARV a rapidement augmenté dans les PFR et PRI, passant
de 400 000 en 2003 à 13,6 millions de personnes avant la fin de 2014.
Pour atteindre les objectifs de 2020 et 2030, il sera essentiel de
poursuivre des stratégies nationales visant les groupes de populations
qui sont encore confrontées à des défis importants dans l’accès au
traitement. Par exemple, l’accès aux ARV pédiatriques est
particulièrement difficile au Brésil, en Chine et en Inde, en raison de
l’absence de spécialistes en pédiatrie et de l’absence de formulations
pédiatriques.

Il y a aussi la reconnaissance des défis liés à l’accès aux ARV dans les
zones rurales comme l’Amazonie. Mais, bien que de telles différences
dans l’accès aux ARV demeurent, on enregistre toutefois des
améliorations dans l’accès au traitement. Par exemple, en Inde, la
distance moyenne que parcourt un patient en milieu rural pour accéder
aux ARV a été réduite de 70 km à 30 km depuis 2007.

Les fabricants de médicaments génériques, souvent par l’intermédiaire
des licences volontaires, ont été en mesure de fournir une grande
proportion d’ARV de première ligne avec des alternatives génériques dans
des pays tels que le Rwanda et l’Afrique du Sud. L’accès aux ARV a
également été amélioré grâce aux entreprises biopharmaceutiques
novatrices qui ont facilité un accès accru à leurs nouveaux médicaments
à travers l’introduction de licences volontaires et la différenciation
des prix, ainsi que la collaboration avec des partenaires sur le
terrain. Tous les pays dans le rapport montrent qu’une réduction du
fardeau du VIH/SIDA est en ligne avec l’amélioration de l’accès aux ARV.
Par exemple en Inde, l’Institut national de la statistique médicale et
l’Organisation nationale de lutte contre le SIDA ont constaté qu’un plus
large accès aux traitements antirétroviraux grâce à l’augmentation des
ARV gratuits depuis 2004 a permis de sauver 150 000 vies en 2012. Au
cours des cinq prochaines années, environ 50 000 à 60 000 décès seront
évités chaque année.

À l’avenir, le rapport recommande aux fabricants de médicaments
génériques et aux entreprises biopharmaceutiques de continuer leur rôle
pour améliorer l’accès aux médicaments contre le VIH, et d’assurer la
poursuite de l’investissement pour le développement de nouvelles
thérapies contre le VIH. La collecte de données sur les répercussions
économiques et cliniques de traitement du VIH/SIDA sont indispensables
pour fournir une justification continue des investissements pour
s’attaquer à ce fardeau. Selon M. Wilsdon : « Assurer l’accès aux
antirétroviraux novateur continuera d’être important dans l’avenir. En
plus des avantages cliniques et thérapeutiques, leur introduction
apporte des avantages socio-économiques en réduisant les coûts des soins
de santé tels que les hospitalisations, ajoutant à la productivité
économique et améliorant la qualité de vie des patients ». Toutefois, il
ajoute que « des progrès substantiels sont encore nécessaires pour
parvenir à l’objectif de l’ONUSIDA de traiter 90 % de toutes les
personnes infectées par le VIH d’ici 2020 ».

Le rapport décrit comment les actions des nombreux intervenants ont
augmenté l’accès aux traitements contre le VIH/SIDA. Les organisations
non gouvernementales ont encouragé les décideurs à donner la priorité à
l’action ; les organisations internationales ont apporté des
financements et l’expertise, et ont facilité la collaboration entre les
entreprises ; les décideurs nationaux ont reconnu le problème et donné
la priorité à la construction d’infrastructures de soins de santé ; et
les fabricants de médicaments génériques et l’industrie
biopharmaceutique ont joué un rôle vital dans la recherche, le
développement, la fabrication et la distribution des médicaments.

« En plus de s’attaquer au VIH, ces efforts ont contribué à la lutte
contre d’autres maladies et ont fourni d’importantes leçons de politique
sur le développement de la couverture universelle des soins de santé en
adoptant une approche globale à l’innovation et à l’accès qui
reconnaisse les conditions qui encouragent davantage de travaux de R et
D », a expliqué Eduardo Pisani, Directeur général de la FIIM. Et
d’ajouter : « À cette fin, les implications politiques dans ce rapport
sont pertinentes au-delà de l’accès aux traitements contre le VIH/SIDA ».

FIN

La FIIM représente les sociétés et associations de recherche
pharmaceutique à l’échelle mondiale. Basée à Genève, la FIIM a des
relations officielles avec l’Organisation des Nations Unies et contribue
à l’expertise de l’industrie pour aider la communauté mondiale des soins
de santé à trouver des solutions qui améliorent la santé dans le monde.

Le texte du communiqué issu d’une traduction ne doit d’aucune manière
être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse
foi est celle du communiqué dans sa langue d’origine. La traduction
devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.

Contacts

FIIM
Mario Ottiglio
Tél. : +41-22-338-32-11,
+41-79-538-86-24
Directeur, Affaires publiques, politiques
mondiales de communications et de la santé
Courriel : m.ottiglio@ifpma.org